L’ATER Distinguée par le Gouvernorat de Sousse pour son Engagement en faveur de l’Inclusion et de l’ESS
Sousse, Tunisie – Dans un monde où la transition énergétique ne peut se concevoir sans justice sociale, l’Association Tunisienne des Énergies Renouvelables (ATER) vient de recevoir une distinction qui résonne bien au-delà du simple protocole institutionnel. Le Gouvernorat de Sousse a officiellement décerné à l’association une attestation de remerciement en reconnaissance de son engagement actif dans un projet structurant : « La valorisation de la jeune femme méditerranéenne : un secteur clé pour stimuler l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) ».
Cette reconnaissance n’est pas anodine. Elle souligne un virage stratégique essentiel : celui qui relie intrinsèquement transition énergétique, empowerment féminin et développement territorial inclusif.
Quand l’énergie renouvelable rencontre l’économie solidaire
À première vue, le lien entre panneaux solaires et économie sociale peut sembler ténu. Pourtant, l’ATER démontre depuis plusieurs années que les énergies vertes ne se déploient durablement que lorsqu’elles s’enracinent dans le tissu social local. Et qui mieux que les femmes, souvent gardiennes des équilibres familiaux et communautaires, pour devenir des ambassadrices de cette transition ?
Le projet porté sous l’égide du Gouverneur de Sousse a permis de :
– Former des jeunes femmes méditerranéennes aux métiers émergents des énergies renouvelables
– Les accompagner dans la création de micro-entreprises liées à l’efficacité énergétique (audit, sensibilisation, maintenance de petits équipements solaires)
– Tisser des ponts entre innovation technologique et solidarité territoriale
– Positionner la femme non pas comme bénéficiaire passive, mais comme actrice centrale de la résilience énergétique de sa communauté
« L’ESS n’est pas un complément à la transition énergétique, c’est son socle humain », rappelle un responsable de l’ATER. « Sans inclusion, sans redistribution des compétences et des opportunités, les projets verts restent des coquilles vides. Ce projet a permis de prouver qu’une centrale solaire peut aussi être un levier d’émancipation économique pour une jeune diplômée de Sousse ou de Mahdia. »
L’engagement incarné : hommage à Radhia Chibani
Cette réussite collective repose sur des femmes et des hommes dont l’engagement dépasse le cadre strict des missions assignées. L’ATER tient particulièrement à saluer Mme Radhia Chibani, représentante de l’association tout au long du projet, dont la présence constante, l’écoute bienveillante et la capacité à mobiliser les énergies ont été déterminantes.
Sur le terrain, dans les ateliers de formation, lors des rencontres avec les porteuses de projets : Radhia Chibani a su incarner les valeurs fondatrices de l’ATER – excellence technique certes, mais aussi humanisme, respect et foi inébranlable dans le potentiel de chaque individu. Son travail exemplaire a transformé des objectifs administratifs en rencontres humaines authentiques, en parcours de transformation personnelle et professionnelle.
Une reconnaissance qui engage l’avenir
Recevoir une attestation des mains du Gouvernorat de Sousse, c’est plus qu’un satisfecit institutionnel. C’est :
✅ Une légitimation du modèle ATER qui refuse de dissocier technique et social
✅ Une visibilité accrue pour les initiatives similaires à travers la région méditerranéenne
✅ Un signal fort envoyé aux jeunes Tunisiennes : votre place est aussi dans les filières vertes, dans l’entrepreneuriat technologique, dans la gouvernance énergétique
✅ Une responsabilité renouvelée : celle de poursuivre, amplifier et dupliquer cette approche inclusive
« Cette distinction nous honore profondément, déclare un porte-parole de l’ATER. Mais elle nous interpelle davantage qu’elle ne nous repose sur nos lauriers. Elle nous rappelle que chaque panneau solaire installé, chaque éolienne conçue, doit aussi porter en lui une promesse d’égalité, de dignité et de partage des opportunités. »
Vers une transition énergétique féminine et solidaire ?
Alors que la Tunisie accélère son adoption des énergies renouvelables, ce projet et la reconnaissance qui l’accompagne offrent une boussole précieuse : la durabilité énergétique se mesure autant en mégawatts qu’en vies transformées.
L’ATER, par cette distinction, confirme son ambition de ne pas se contenter d’être un think tank technique ou un lobby sectoriel. Elle se positionne comme un acteur de transformation sociale, où l’ingénieur côtoie l’entrepreneuse sociale, où le chercheur dialogue avec la jeune diplômée en quête de sens, où la technologie devient vecteur de justice territoriale.
Bravo à toutes les équipes ATER impliquées. Merci au Gouvernorat de Sousse pour cette confiance renouvelée. Et surtout : merci aux jeunes femmes méditerranéennes qui, chaque jour, prouvent que l’avenir énergétique sera durable… ou ne sera pas. Et qu’il sera féminin, solidaire et profondément ancré dans les réalités de nos territoires.
Parce qu’une énergie propre doit aussi être une énergie juste.

