Quand l’Excellence Rencontre l’Engagement : L’ATER Met à l’Honneur les Lauréats du Master IASER
Hammam Sousse, Tunisie – Dans une ambiance chaleureuse et empreinte d’émotion, la fête de fin d’année de l’École Supérieure des Sciences et de la Technologie de Hammam Sousse (ESSTHS) s’est transformée en une véritable célébration de l’innovation tunisienne. L’Association Tunisienne des Énergies Renouvelables (ATER), fidèle à sa mission de soutien à la relève scientifique, y a joué un rôle de premier plan en honorant quatre jeunes talents dont les travaux de fin d’études incarnent l’avenir des énergies vertes intelligentes.
Des projets qui réinventent le paysage énergétique tunisien
Sous les applaudissements d’une assistance conquise, quatre étudiants du Master professionnel IASER (Intelligence Artificielle pour les Systèmes à Énergies Renouvelables) ont reçu un hommage mérité pour la qualité exceptionnelle de leurs réalisations. Encadrés par des experts ATER, ces projets ne se contentent pas d’être académiques : ils répondent à des défis concrets du secteur énergétique tunisien et méditerranéen.
FADHLOUN Bilel a conçu un système de transfert d’énergie sans fil pour véhicules électriques, développé au sein même des laboratoires ATER sous la direction du Dr. Yosra Ben Fadhel. Une avancée technologique majeure pour faciliter l’adoption massive de la mobilité électrique dans un contexte urbain dense.
DHOUKAR Zied, encadré par le Dr. Mohamed Ali Nasr Khodja, a mené une étude approfondie sur la commande intelligente des convertisseurs multiniveaux modulaires – des composants essentiels pour l’intégration efficace des sources renouvelables aux réseaux électriques modernes.
BEN AMOR Rahma, accompagnée par le Dr. Hafedh Nouir, a développé un système de surveillance et de maintenance prédictive pour installations photovoltaïques. Une solution qui permettra d’anticiper les pannes, d’optimiser la production et de réduire les coûts d’exploitation pour les centrales solaires tunisiennes.
Enfin, FEKIH Narmine, majeure de sa promotion et encadrée par le Dr. Olfa Fakhfakh, a réalisé un travail d’excellence sur l’optimisation des performances des réseaux de distribution électrique à l’aide de l’intelligence artificielle – une contribution stratégique pour renforcer la résilience du réseau national face à l’intermittence des énergies renouvelables.
Le modèle ATER : quand l’industrie nourrit la recherche académique
Cet événement symbolise bien plus qu’une simple remise de prix. Il incarne la force d’un modèle collaboratif où l’association professionnelle devient un véritable laboratoire vivant pour les futures générations d’ingénieurs. En accueillant Bilel au sein de ses locaux pour son projet, l’ATER démontre que la frontière entre monde académique et réalité industrielle peut – et doit – être perméable.
« Ce qui nous inspire chez ces jeunes, c’est leur capacité à penser l’énergie non pas comme un secteur isolé, mais comme un écosystème intelligent où l’IA devient le ciment de la transition », souligne un représentant de l’ATER présent lors de la cérémonie. « Leur travail préfigure ce que sera le métier d’ingénieur énergéticien dans dix ans : hybride, connecté et résolument tourné vers la résolution de problèmes concrets. »
Cultiver la relève, un engagement stratégique
Dans un contexte où la Tunisie accélère son virage vers les énergies renouvelables – avec un objectif de 30 % d’énergies vertes dans le mix électrique d’ici 2030 – former des talents capables de maîtriser à la fois les technologies vertes et l’intelligence artificielle devient une priorité nationale. L’ATER, en s’investissant activement dans l’encadrement de ces masters professionnalisants, assume pleinement son rôle de catalyseur de compétences.
Les visages radieux de Bilel, Zied, Rahma et Narmine, immortalisés dans la vidéo de la soirée, racontent une histoire plus large : celle d’une jeunesse tunisienne qui ne se contente pas d’observer la transition énergétique, mais qui la construit, brique technologique après brique technologique.
Un avenir qui s’écrit aujourd’hui
Alors que les projecteurs se sont éteints sur la scène de l’ESSTHS, l’impact de cette soirée résonne bien au-delà des murs de l’amphithéâtre. Chaque projet honoré ce soir-là porte en germe une solution applicable, une startup potentielle, une innovation susceptible de positionner la Tunisie comme acteur crédible dans l’écosystème mondial des smart grids et des énergies intelligentes.
Bravo à nos quatre lauréats. Merci à leurs encadrants dont le dévouement transforme les défis techniques en opportunités pédagogiques. Et merci à l’ESSTHS pour ce partenariat fertile. Ensemble, vous prouvez qu’en Tunisie, l’excellence académique et l’engagement pour un avenir durable ne sont pas des vœux pieux – mais une réalité en marche.